Gérontologie Sociale (FR)

L’impensé de la vieillesse: la sexualité | HOME CARE.

La sexualité des personnes âgées

SEXUALITÉ DES PERSONNES ÂGÉES | BONNES PRATIQUES (BP) AU DOIMICILE | HOME CARE

Approche théorique à la sexualité des personnes âgées et aux bonnes pratiques (BP) au domicile.

Auteurs: Sánchez, Pàmies (2018).

Iván Sánchez Martínez Psychogérontologue et Psychologue Sanitaire Général.

Sandra Pàmies. Psychologue et Gérontologue Sociale.

Traduction: Sandra Pàmies et Fanny Diangané.

Article en Espagnol: Sexualidad en la Vejez | El asistente sexual (Sánchez, Pàmies 2018).

Selon Villar, Triadó, Celdrán, Fabà (2017), dans leur récente étude sur la sexualité et les personnes âgées en institutions, ils mettent l’accent sur l’importance de prendre en compte tant la perspective de la personne âgée que celle des professionnels d’attention directe qui les accompagnent ; ils coïncident ainsi sur les précieuses contributions de Teresa Martínez sur ce sujet.

Vieillir est un phénomène naturel, universel et progressif qui arrive en fin du cycle vital. Durant ce processus, se produisent des changements biologiques, physiologiques, des modifications psychologiques et des altérations sociales qui affectent inévitablement l’être humain comme être intégral. Le changement n’est pas synonyme de maladie, même s’il est vrai que certaines capacités peuvent décliner au fil des ans, beaucoup d’autres se maintiennent, s’améliorent ou simplement se modifient. Ces changements sont également visibles dans la sexualité des personnes âgées. Vieillir ne signifie pas la fin de l’activité sexuelle.

Parler de vieillesse pendant la vieillesse est une tâche ardue pour être une question peu connue et, dans de multiples occasions, maltraitée et incomprise par la société. C’est un sujet qui est considéré tabou et, dans la majorité des cas, on préfère ne pas en parler, augmentant ainsi les préjugés relatifs à la sexualité pendant la vieillesse et incitant les sentiments de culpabilité et de honte des personnes âgées face à leur désir sexuel en considérant que ce qu’ils sentent n’est pas normal (Leyva, 2008).

Qu’est-ce que la sexualité exactement et quels sont les bénéfices de l’activité sexuelle ?

La sexualité des personnes âgées et la sexualité à tous les âges est une dimension de l’être humain qui nous accompagne durant toute notre vie. C’est la forme par laquelle nous nous exprimons et expérimentons comme êtres sexués. Elle ne se limite donc pas à l’activité sexuelle. Elle englobe aussi des aspects comme l’identité, les rôles de genre, l’orientation sexuelle, l’érotisme, l’intimité, nos pensées, croyances, attitudes et valeurs sur la sexualité, le désir, les fantasmes.

Le désir de sentir, être séduit, montrer de l’affection ou atteindre un fantasme sans rêver sont des sensations inaltérables, permanentes dans le temps et possibles à n’importe quel âge. Chez les personnes âgées, les affections sexuelles (désir, attraction et amour) et celles sociales (attachement, amitiés et soins) restent actifs toute la vie, tout comme la possibilité d’aimer ou être aimé (López, 2012). Le maintien de l’activité sexuelle dans la vieillesse contribue à la santé et qualité de vie. Parmi les bénéfices trouvés, se trouvent (López, 2012) :

  • Activation cérébrale positive de substances qui améliorent l’humeur et donnent envie de vivre.
  • Il s’agit d’une activité respiratoire et musculaire adéquate, sauf en cas de contre-indication médicale.
  • Ils apportent jouissance et plaisir.
  • L’amélioration de la relation de couple.
  • Elle provoque des sentiments de tendresse, affection, sentiments amoureux, communication, etc., contrecarrant le sentiment de solitude.
  • Elle améliore le sommeil.
  • Des endorphines sont libérées ce qui neutralisent les hormones du stress et protège des maladies cardiovasculaires.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la santé « sexuelle » est : un état de bien-être physique, mental et social en relation avec la sexualité ; ce n’est pas seulement l’absence de maladie o disfonctionnement. La santé sexuelle requiert une approche positive et respectueuse de la sexualité et des relations sexuelles, tout comme la possibilité de vivre des expériences agréables et sures, libres de coaction, discrimination et violence.

Comment pouvons-nous favoriser le droit à la sexualité des personnes âgées ?

Avec cet article, nous ne prétendons pas augmenter la pratique sexuelle des personnes âgées en résidence et essayer de normaliser un sujet qui a été tabou pour la population âgée à cause du type d’éducation répressive d’autrefois. Nous prétendons, cependant, mettre en valeur une dimension humaine qui a souvent été omise et ignorée comme un droit de toutes les personnes, y compris les personnes âgées et qui apporte de grands niveaux de bien-être et de conséquences positives pour l’être humain.

Cela dit, pour que la santé sexuelle soit réussie et se maintienne, les droits sexuels de toutes les personnes doivent être respectés, protégés et exercés en totale liberté. Cette liberté doit être assumée avec responsabilité et éthique avec soi-même et avec les autres.

Il se peut qu’il existe des situations pour lesquelles la préservation de la santé sexuelle rencontre des difficultés. C’est le cas, par exemple, des personnes âgées qui vivent en résidences et la tendance à développer une attitude paternaliste dans les soins de la part de l’environnement familial et des professionnels de la santé.

C’est pour cette raison qu’il est important que les organisations qui prennent soin de personnes âgées aussi bien en résidences que dans les services d’aide à domicile, adoptent une vision globale, intégrale, centrée sur a personne, là où existe la qualité d’assistance. Pour y parvenir, il est fondamental que les services s’orientent vers la qualité des personnes et que des plans de formation spécialisés dans ce domaine soient offerts pour fournir des outils aussi bien aux professionnels qu’aux propres familles et ainsi pouvoir gérer ces situations de la manière la plus digne possible.

Ainsi, selon ce que Villar et al. (2017) exposent dans leurs conclusions, il est réellement important de connaître tout le processus vital par lequel est passé la personne, tout comme retarder le processus de mise en institution et favoriser la communication entre les professionnels. De fait, une des opinions que partagent les participants à cette étude est que la normative des centres résidentiels par rapport à la sexualité « devrait être envisagée entre les différents agents impliqués dans la vie dans une résidence : professionnel, proches, résidents. »

En résumé, nous les professionnels, nous pouvons faire ce qui suit :

  1. Connaître l’Histoire de la vie : comprendre la biographie des personnes est fondamental en premier lieu pour offrir un traitement personnalisé mais en second lieu et en relation avec le thème que nous traitons, c’est essentiel pour comprendre le comportement des adultes âgés et intervenir si nécessaire.
  2. Retarder l’admission : l’admission dans un centre résidentiel dépend clairement de la situation. Il est donc très important de prendre en compte les besoins personnels ainsi que les difficultés contextuelles, familiales et cliniques. Il s’agit d’une question décisive qui influe directement sur le bien-être personnel, aussi bien de la personne elle-même que de la famille.
  3. Dans la mesure du possible, il est donc recommandable de préserver l’autonomie de la personne âgée dans son propre environnement afin de favoriser aussi son intimité.
  4. Favoriser la communication et la participation des équipes : la participation des équipes dans la gestion et fonctionnement de la ressource est fondamentale pour générer des dynamiques d’amélioration continue. Pour cela, il est crucial que l’équipe de travail développe une méthodologie adéquate et systématique, en accord avec les objectifs de travail. La participation des équipes assure une meilleure motivation et fidélisation, permettant ainsi d’améliorer la qualité des relations, de l’assistance et de chaleur humaine. Quelques techniques à considérer seraient les réunions interdisciplinaires, les activités informelles de socialisation, de loisir, etc. (Bermejo, et al. 2009).

Pour approfondir plus le sujet, nous recommandons de consulter :

  • Guide n°3 de Fondation Piliers. Sexualidad en entornos residenciales de personas mayores. Guía de actuación para Profesionales (Villar, Celdrán, Fabà, Serrat, Martínez, 2017) (Sexualité des personnes âgées en environnement résidentiel de personnes âgées. Guide d’action pour les professionnels)
  • Guide de Bonnes Pratiques en résidences de personnes âgées en situation de dépendance (Bermejo, et al. 2009).

La sexualité des personnes âgées et les Maladies Neurocognitives.

Sexualité et Démence : Quel est le comportement sexuel inapproprié ?

En relation aux maladies neurodégénératives, selon Johnson, Knight y Alderman (2006) cité par Villar et al. (2017), « la démence peut faciliter l’apparition de ce qui est connu comme des comportements sexuels inappropriés ». Ces comportements font référence à « des actes verbaux ou physique de nature sexuelle explicite ou perçue qui résultent inacceptables dans le contexte ». Et dans de nombreuses occasions, cela peut provenir de traitements psychopharmacologiques. En effet, il y a 12 ans, les auteurs Series y Dégano (2005) exposaient déjà que les benzodiazépines pouvaient provoquer une désinhibition sexuelle aussi bien chez les sujets sains que pour ceux atteints de démence ; en plus de la « levadopa » dont l’effet pourrait entrainer l’hypersexualité pour les personnes atteintes de la Maladie de Parkinson.

Je vous recommande lire le suivant article: Le Climat de Travail Endommagé / Mireia López.

L’assistance sexuelle : la sexualité des personnes âgées et l’auxiliaire de vie.

L’assistance sexuelle est une réalité vieille de plus de vingt ans en Allemagne, en Hollande, au Danemark et en Suisse ; la France est en processus de la légaliser, en assurant la viabilité de la proposition.

Nombre d’Etats considère l’assistance sexuelle comme un service de plus en faveur de la santé intégrale, couvrant les coûts en sa totalité ou en finançant l’entreprenariat d’associations dans ce sens. Cependant, dans beaucoup d’autres pays, le sujet est complètement méconnu ou rejeté sans les considérations préalables et nécessaires (Mateos, 2013; Arnau Ripollès, 2017).

Selon l’Assistance Sexuelle (2017): Qu’entendons-nous par assistance sexuelle ?

Il s’agit d’un type de travail qui consiste à aider pour pouvoir accéder sexuellement à son corps ou à celui de son partenaire. La personne assistante n’est pas une personne avec laquelle avoir du sexe, mais quelqu’un qui aide pour avoir du sexe soi-même ou avec une autre personne. La personne assistée décide comment et en quoi elle reçoit de l’aide.

En définitive, elle a pour objectif explicite de favoriser l’autonomisation de la personne, qui a besoin de soutiens généralisés permanents, dans le domaine sexuel, tout au long de son cycle vital.

Quel type de taches réalise l’assistant sexuel ?

Elles que la personne assistée ne peut pas réaliser elle-même : explorer son corps, se masturber, atteindre des postions et/ou mouvements dans les pratiques sexuelles avec une autre personne. L’objectif principal de l’assistant sexuel est de promouvoir un « capacitisme avec de l’aide », en se centrant sur le plan sexuel.

Quel est l’intérêt de cette personne pour la vieillesse ?

De la même manière que les personnes «différemment valides» mises en institutions, les personnes âgées qui vivent en institutions sont aussi victimes d’une construction de leur existence perçue depuis une culture de soumission et d’assistanat qui les a privées de leur entière citoyenneté. C’est une réalité que les personnes âgées tout comme les personnes «différemment valides» vivent avec des limitations qui complique et restreint leur participation dans la communauté, ainsi que d’exercer leur droit à profiter de leur sexualité. Dans ce sens, le rôle de l’assistant sexuel est indispensable pour rompre les dites limitations dans le développement comme êtres sexués.

Dans notre pays, des projets qui vont dans ce sens fleurissent. L’association Tandem Team Barcelona[1] est un exemple à suivre. Elle est membre de European Platform Sexual Assistance et se définit comme « une association sans but lucratif dont le but est d’impulser, collaborer et promouvoir des projets pour la défense de la différence et la diversité dans n’importe quel domaine de l’expression humaine (social, culturel, sexuel, professionnel ou économique) afin d’améliorer la qualité de vie des personnes «différemment valides» ». De même, il existe aussi dans notre pays la Sex Assistent Europa, coordonnée par Rafa Reoyo, qui a aussi des répercussions en France en Italie et en Amérique Latine.

Tout comme l’exprime Malón Marco (2009), il ne peut pas y avoir de dignité humaine, s’il n’y a pas de dignité sexuée. Dans ce sens, certaines pratiques sexuelles qui ont un rapport avec l’autoérotisme et la réalisation d’acte sexuel entre différentes personnes est un droit humain.

Marcelo Nuss disait « reconnaître la sexualité des personnes âgées et handicapées, c’est reconnaître leur humanité et l’entière légitimité de leur citoyenneté » (Arnau Ripollès, 2017).

Finalement, il est important d’éviter les âgismes et d’écarter des faux mythes ancrés dans la vieillesse qui n’ont aucun fondement, en plus de se baser sur des préjugés et valeurs culturelles répressives.

Il est indispensable qu’un modèle basé sur les droits humains soit reconnu, plutôt qu’un modèle purement d’assistance.

Conclusion : La Sexualité des personnes âgées n’a pas de date de péremption et nous devons faire partie de sa résolution.

Dans le présent article, nous avons parlé de personnes âgées et de personnes « différemment valides », et dans les deux cas, de tout ce qui est en rapport avec la sexualité des personnes âgées est tabou et ce sont les professionnels de l’assistance directe (aides-soignants, géroculteurs, psychologues, infirmières, thérapeutes, éducateurs sociaux, etc.) qui se retrouvent dans des situations difficiles à gérer où interviennent, bien souvent, des conflits éthiques étant donné que sont mis en jeu l’identité, les croyances, les valeurs et surtout l’intimité. Il est réellement important de prendre conscience de l’objectif, de réagir correctement, étant donné que les affections sexuelles (désir, attraction et  amour) et sociales (attachement, amitié et soins) restent actifs toute la vie. Ils n’ont pas de date de péremption et ne se détériorent pas avec la démence.

Dans ce sens, il ne s’agit pas de favoriser une augmentation des pratiques sexuelles. Nous sommes bien conscients que cela serait absurde à cause du grand tabou intra et interpersonnel et à l’éducation répressive d’autrefois. Cependant, il s’agit bien de revendiquer le droit à exercer la liberté de chacun à décider s’il veut ou non s’exprimer comme être sexué. Ce droit se perd-il lors du placement en institution ou lors d’une situation de dépendance ? La personne n’est-elle plus une personne ? Il faut favoriser les changements dans les startups d’aide à domicile, les hôpitaux de jour,… vers des modèles de qualité de vie où les droits humains sont garantis ainsi que la personnalité, l’intimité et où l’accent est mis par-dessus tout sur la liberté de la personne âgée à prendre des décisions sur sa vie quotidienne, y compris dans le domaine sexuel, comme une dimension influente sur le bien-être personnel.

Selon les contributions de Villar et al. (2015ª, 2014b), il y avait deux mesures à prendre en compte pour passer à l’action :

  1. “Mieux former les professionnels” sur les questions relatives à la sexualité des personnes âgées et à la sexualité dans les résidences ; parce que nous devons prendre en compte que ce sont les professionnels (direction, équipe technique, auxiliaires, etc.) qui sont en contact direct avec les personnes âgées et doivent les conseiller et les soutenir en ce qui concerne leur sexualité ; parce qu’ils doivent veiller à satisfaire n’importe quel type de besoin qui augmente leur bien-être.
  2. « La formation doit avoir lieu dans un environnement institutionnel adéquat. Nous devons avancer vers la présence de politiques et régulations, de la part de la direction des résidences et des instances qui les supervisent, qui prennent explicitement des mesures pour former, informer, garantir et promouvoir les droits sexuels des résidents, tout comme l’acceptation de la diversité sexuelle à l’intérieur des résidences, dans un contexte de respect mutuel et de cohabitation. »
  3.  Elaborer des directives et protocoles formels d’actions en rapport avec l’expression sexuelle dans les centres institutionnels.

Dans ce sens et arrivés à ce point, il ne faut pas oublier qu’il est indispensable qu’il y ait un travail interdisciplinaire avec des voies de communication fluides et horizontales, pour lequel l’axe central de travail soit l’autonomisation des personnes en situation de dépendance à exercer pleinement leurs droits, y compris le droit de jouir d’une vie sexuelle pleine. Pour conclure cet article, rappelons les mots d’un des investigateurs qui a passé plus d’années à étudier le sujet du développement sexuel, affectif et social des personnes : Félix López.

 “Las personas mayores también pueden tomar decisiones, su sexualidad está en el reino de la libertad. Por eso estamos contra los modelos represivos y contra los modelos prescriptivos” (López, 2012).

« Les personnes âgées aussi peuvent prendre des décisions, leur sexualité est dans le domaine de la liberté. C’est pour cela que nous sommes contre les modèles répressifs et contre les modèles prescriptifs » (López, 2012).

La sexualité des personnes âgées c’est un droit humain et un instinct.Article en Espagnol: Sexualidad en la Vejez | El asistente sexual (Sánchez, Pàmies 2018).

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

Asistencia Sexual (2017). Asistencia Sexual. Disponible en https://asistenciasexual.org/asistencia-sexual/.

Arnau Ripollès, S. (2017). El modelo de asistencia sexual como derecho humano al autoerotismo y el acceso al propio cuerpo: un nuevo desafío para la plena implementación de la filosofía de vida independiente.

Bermejo, L., Martínez, T., Díaz, B., Maños, Q., & Sánchez, C. (2009). Buenas Prácticas en residencias de personas mayores.

Mateos, R. (26/01/2013). Del Intervencionismo a la Prohibición. La Vanguardia.

Leyva-Moral, J. M. (2008). La expresión sexual de los ancianos: Una sobredosis de falsos mitos. Índex de enfermería17(2), 124-127.

López, F. (2012). Sexualidad y afectos en la vejez. Madrid: Pirámide.

Series, H., Dégano, P. (2005). Hypersexuality in dementia. Advances in Psychiatric Treatment, 11 (6), 424 – 431.

Villar, F., Triadó, C., Celdrán, M., Fabà, J. (2017) Sexualidad y Personas Mayores Institucionalizadas: la perspectiva del residente y la perspectiva del profesional. Madrid: Fundación Pilares.

Corporació Catalana de Mitjans Audiovisuals (07/08/2017). TV3 a la carta, Sense Ficció, Jo també Vull Sexe. Barcelona: CCMA. Recuperado de: http://www.ccma.cat/tv3/alacarta/sense-ficcio/jo-tambe-vull-sexe/video/5634098/.

Villar, F. (2015ª). La sexualidad en entornos residenciales: una cuestión de derechos y calidad de vida. Disponible en: http://acpgerontologia.blogspot.fr/2015_11_01_archive.html. Consultado el 6 de noviembre de 2017.

Villar, F., Fabà, J., Celdrán, M., & Serrat, R. (2014). Regulación de la expresión sexual de los mayores ingresados en residencias: la visión de los profesionales. Revista española de geriatría y gerontología49(6), 272-278.

cuidadors de gent gran

Sandra Pàmies– sandrapamies.com 

Psicóloga y Gerontóloga Social / Psychologue et Gérontologue Sociale / Content Marketing / QIDA Caring Well S.L Home & Tele Care. 

Partner de Savoir Être Aidant / Saber Ser Cuidador / Massive Online Open Course. Formadora / Formatrice CFGM Atención a Personas en Situación de Dependencia / IOC / Generalitat de Catalunya. Docente asociada / Associate professor Neurama Revista Electrónica de Psicogerontología – version française – Goglobal Services – de “Curso de Manejo de Comportamientos Difíciles en la Enfermedad de Alzheimer“.          

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